Moctar OuaneAncien Premier ministre du Mali
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Union européenne

Programmes d’appui à la sécurité alimentaire (PASA) et lutte contre la grippe aviaire

Koulouba3 min de lecture

Monsieur le ministre de l’économie et des finances,

Messieurs les Secrétaire généraux,

Madame l’ambassadeur, Chef de la Délégation de la Commission europénne,

Mesdames, messieurs,

Deux conventions importantes viennent d’être signées témoignant, l’une, de la poursuite des efforts du gouvernement de la République du Mali en vue de pérenniser la sécurité alimentaire de notre pays, et l’autre traduisant l’action résolue de ce même gouvernement pour endiguer l’épizootie de la grippe aviaire au Mali contribuant ainsi à sécuriser les revenus des populations rurales et urbaines pour lesquelles l’aviculture constitue une activité génératrice de revenus.

Mesdames, messieurs,

Vous le savez, l’amélioration de la sécurité alimentaire, en particulier le renforcement du dispositif national de prévention et de gestion des crises alimentaires conjoncturelles, d’une part, et la réduction de l’insécurité alimentaire et nutritionnelle dans les zones les plus exposées de notre pays, d’autre part, constituent les deux axes majeurs du Programme d’appui à la sécurité alimentaire (PASA – Mali II), objet de la première convention signée cet après-midi.

Au demeurant, cette convention constitue la troisième du genre puisqu’elle s’intègre dans la dynamique enclenchée avec la signature, en janvier 2006, de la convention d’un financement d’un premier programme et, en septembre 2006, du deuxième addendum au Programme indicatif national , contribuant ainsi à porter à plus de 4 722 890 400 FCFA le concours de l’Union européenne à la mise en œuvre de la stratégie nationale de sécurité alimentaire du Mali.

Cette stratégie, adoptée par le gouvernement en 2002 , vise, vous le savez, à remédier aux facteurs endogènes et exogènes les facteurs endogènes et exogènes affectant la disponibilité alimentaire au niveau national, notamment :

- la mauvaise exploitation des ressources naturelles ;

- les difficultés d’approvisionnement et la fluctuation des prix des denrées de base ;

- la faible diversification des sources de revenus ;

- l’insuffisance des points d’eau ;

- le déficit pluviométrique aggravé par les problèmes phytosanitaires ;

- l’invasion acridienne.

Mesdames, Messieurs,

D’un montant de 1 312 000 000 FCFA, la deuxième convention que je viens de signer vise la mise en œuvre du plan d’action de lutte contre la grippe aviaire au Mali.

Comment ne pas se réjouir de ce résultat trois mois à peine après l’appel lancé par la 4e Conférence internationale sur la grippe aviaire que le Mali a abriter du 06 au 08 décembre 2006 ?

Au regard des risques que représente cette épizootie en Afrique de l’Ouest, notamment dans les pays voisins du Mali, l’appui financier ainsi obtenu de l’Union européenne permettra de conforter les efforts que déploie le gouvernement du Mali tant dans le mise en œuvre du Plan d’action de lutte contre la grippe aviaire au niveau national que de la Déclaration de Bamako qui accorde une attention particulière à la coopération internationale et recommande, entre autres, le renforcement des systèmes de santé animale et humaine en vue de freiner la propagation de la maladie sur le continent.

De la sorte, la prévention épidémiologique sera substantiellement renforcée et permettra un contrôle accru des zones à risque. De même, le mécanisme de soutien aux aviculteurs sera immédiatement opérationnel en cas d’infection avérée. La conjugaison de ces efforts avec ceux des autres partenaires techniques et financiers devrait permettre de contenir une crise éventuelle dans des proportions contrôlables.

Mesdames, Messieurs,

La mise en œuvre des deux conventions signées cet après – midi se fera, faut-il le rappeler, à travers la procédure de l’appui budgétaire.

Le gouvernement du Mali s’en réjouit parce que cela contribuera utilement à l’amélioration de la capacité d’absorption des fonds mis à la disposition des structures nationales chargées de cette mise en œuvre, toute chose conforme, au demeurant, à la nouvelle approche d’aide publique au développement.

C’est pourquoi, je voudrais, pour conclure, et à travers vous Madame l’ambassadeur, remercier l’Union européenne de son accompagnement exemplaire et utile dans nos efforts de lutte contre la pauvreté.

Il va sans dire que toutes les dispositions voulues seront prises afin d’assurer le respect des engagements pris en vue de la mise en oeuvre rapide et efficace des deux conventions signées cet après-midi

Je vous remercie.